D’aussi loin que je me souvienne, ma mission principale dans la vie a été d’aider les gens. Je n’ai pas toujours su comment, mais cela a toujours été important pour moi. Aider.

En 2009 j’ai créé Autisme Infantile, un blog tout d’abord qui s’est vite transformé en une grande communauté. Avec les copines d’AI, on en a passé, du temps, à aider les mamans d’enfants autistes! On a aidé à mettre des stratégies en place, on a aidé à monter des dossiers, on a milité pour nos enfants… et au final, personnellement j’ai fait un genre de burn-out. Ce n’était pas lié qu’à cela, mais cela en faisait partie.

Pareil pour mon projet d’aider les femmes dans des relations toxiques. Je me suis agitée en tous sens, j’ai créé des ressources, j’ai fait des lives où j’ai souvent parlé toute seule. Le sujet est délicat, les réponses aussi, mais je pense avoir pu aider plusieurs femmes qui ont pu avancer et commencer une vie plus sereine loin de leurs toxiques. J’ai eu besoin de faire une pause après deux ans d’efforts, pour éviter un nouveau burn-out.

Aujourd’hui, je suis de retour avec une réflexion différente. Déjà, je ne souhaite pas seulement aider, mais changer la vie des femmes de ma communauté. Apporter du mieux, leur permettre d’avancer vers le bonheur. Mais aussi, j’ai compris que, même bien intentionnée, je ne pouvais pas tout gérer et faire les efforts à leur place. Je ne peux pas être partout, prendre sur moi leur stress, être la solution. Car le bon moment pour avancer, c’est elles qui le décideront. C’est elles qui savent ce dont elles ont besoin, mais surtout quand elles en ont besoin.

Et c’est compliqué pour moi à appréhender, parce que pour moi le bon moment c’est toujours là maintenant tout de suite. Ou même avant-hier, si je pouvais. 🙂 Je suis une problem-solveuse dans l’âme, et j’ai perdu trop de temps à souffrir au lieu d’agir pour supporter de laisser traîner quoi que ce soit dorénavant.

Mais moi c’est moi, et les femmes géniales de ma communauté sont différentes. Elles ont le droit de prendre le temps qui leur est nécessaire.

Ma mission à moi, ça sera d’être là pour elles le jour où le besoin se fera sentir.